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Le prix d’un monde sans abeilles

Le prix d’un monde sans abeilles

Terre d’abeilles

180€ le kg de tomates. C’est le prix d’un monde sans abeilles.

À l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, l’association Terre d’Abeilles et l’agence TBWA organisent une opération de sensibilisation inédite sur le marché de Chauvigny, au cœur de la France.
Ce jour-là, sur ce marché, les fruits et légumes coûteront 15 fois* plus cher.

180€ le kg de tomates, 30€ le concombre pièce, 120€ la barquette de fraises, 233€ le kg de courgettes, 89€ le melon.
Une expérience volontairement surprenante destinée à rendre concrète une réalité encore trop abstraite : sans abeilles, notre alimentation quotidienne deviendrait un luxe inaccessible.

Ce n’est pas juste une histoire de miel.
Chaque année en France, près d’un tiers des colonies d’abeilles mellifères sont décimées ou gravement affaiblies. Et la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN (octobre 2025) confirme que 10% des espèces d’abeilles sauvages européennes sont désormais menacées d’extinction, un chiffre en hausse de 123% en une décennie**.
Pourtant, pour beaucoup de Français, cette disparition reste une inquiétude lointaine. Parce qu’au quotidien, il y a toujours plus urgent : le plein d’essence, les courses qui augmentent, les fins de mois qui se tendent.

Ce que l’on ignore, c’est que tout n’est qu’un seul et même problème.

Car la disparition des abeilles n’est pas seulement une urgence écologique. C’est la plus grande menace qui plane sur notre pouvoir d’achat. 72,2%*** des espèces cultivées pour l’alimentation humaine dépendent plus ou moins des insectes pollinisateurs. Moins de pollinisation, ce sont des rendements plus faibles, des productions plus rares, plus de tension sur les marchés agricoles et à la fin, des produits plus chers pour tous.

Mais alors pourquoi les abeilles disparaissent-elles ?
 
La disparition des abeilles et autres pollinisateurs est liée à plusieurs facteurs environnementaux, mais l’un des principaux responsables reste l’utilisation massive de pesticides en agriculture, autorisés malgré leur dangerosité.
Parmi eux, les néonicotinoïdes sont particulièrement pointés du doigt par de nombreux scientifiques.
Ces insecticides ultratoxiques attaquent directement le système nerveux des abeilles, perturbent leur orientation et affaiblissent durablement les colonies.
 
À cela s’ajoutent la disparition des fleurs sauvages, l’appauvrissement de la biodiversité, le frelon asiatique et les effets du changement climatique, qui fragilisent encore davantage les pollinisateurs.
 
Face à la menace d’extinction des abeilles et autres pollinisateurs, Terre d’Abeilles a un objectif : rendre cet enjeu tangible et compréhensible pour tous.
Un combat que l’association mène sans relâche depuis bientôt 25 ans, en faveur de l’agroécologie, respectueuse de la biodiversité et de la santé.
 
Rendez-vous sur sauvonslesabeilles.com pour vous joindre à Terre d’Abeilles pour continuer son combat contre les pesticides.
 
Sources
(*) Prix calculés à partir du simulateur officiel de l’Institut National de Recherche pour l’Agriculture (INRAE) croisé avec trois études scientifiques internationales sur la disparition des pollinisateurs (Klein, Siopa, Turo).
(**) Mise à jour de la liste des espèces menacées de l’UICN
(***) Rapport IPBES sur les pollinisateurs

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